06/10/2005

Session I (18h30) – 30 min d’écritures et illustrations – Table 3 – Milady Renoir - D.Pennac

Autour de l’univers de Daniel Pennac :

 

Situation et Contrainte :

 

(sur l’exemple de la saga des Malaussène) Paris, il y a quelques années à peine, Belleville, quartier populaire, surpeuplé, coloré… Chez vous (le narrateur), c’est un appartement conjoint et identique en taille à des dizaines d’autres appartements qui contiennent autant de vieux pervers que de fausses fées, autant d’enfants bouc émissaires que d’adolescents agoraphobes, de gardiens de prisons imaginaires que de prostituées romantiques et toutes autres sortes de personnages atypiques, sacrément parisiens et humainement drôles, riches… C’est avec certains d’entre eux que vous passerez les fêtes de fin d’année… à votre table d’écriture, des portraits à travers une anecdote, ou des dialogues ou juste une description ironique, à vous de saisir l’autodérision, l’ironie, le grotesque, la compassion, l’amitié sans bornes, la trahison… la vie quoi !

 

Contrainte dans la contrainte :

La première phrase de « LA FÉE CARABINE » sera celle de votre histoire (écrite et/ou illustrée) :

« C’était l’hiver sur Belleville et il y avait cinq personnages… »

(vous pouvez conserver l’imparfait ou situer l’action au présent)

 

La dernière phrase de la FÉE CARABINE et de votre histoire (‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ ‘’) :

« Noooon ! Raconte, (…), la suite, bordel, LA SUITE ! »

Quelques citations de La fée Carabine pour vous inspirer des pistes :

« Écrire l'Histoire, c'est foutre la pagaille dans la Géographie. » « La mémoire, c'est l'imagination à l'envers »

« On croit qu'on amène son chien pisser midi et soir. Grave erreur : ce sont les chiens qui nous invitent deux fois par jour à la méditation. »

« Un ivrogne, ça raconte n'importe quoi, surtout la vérité. »

 

Biographie de l’Auteur :

 

Né au Maroc d'un père officier de la coloniale,

Daniel Pennacchioni grandit en Afrique et en Asie du Sud.

 Il obtient sa maîtrise de Lettres à Nice et commence par

être professeur de Lettres dans un collège de Soissons.

Il s'installe à Belleville qu'il se plaira à décrire dans ses romans.

En 1973, il publie son premier essai : 'Le service militaire au service de qui ?' un pamphlet sur le service national. Puis il écrit pour les enfants. En 1985, il donne le jour à la famille Malaussène avec 'Au bonheur des ogres'. Il y impose son style : rythmé, glissant, espiègle. L'alchimie se produit et avec ce qui devient la Saga des Malaussène ('La fée carabine', 'La petite marchande de proses' -Prix Inter 1990-, 'Monsieur Malaussène' et 'Aux fruits de la passion') naît une potion de succès. Potion qu'il épice en 1992 par un essai sur la lecture, 'Comme un roman', dans lequel il définit les droits du lecteur. En 1997, autre roman, 'Messieurs les enfants', ou un conte adressé aux grands enfants que nous sommes tous. Avec une adaptation cinéma à la clé, par Pierre Boutron. 'Merci' paraît en octobre 2004 aux Editions Gallimard.

 

Bibliographie

- Les grandes vacances, Le dictateur et le hamac, Monsieur Malaussène, La petite marchande de prose, La fée carabine, La débauche, Messieurs les enfants, Aux fruits de la passion, L’oeil du loup, Monsieur Malaussène au théâtre, Cabot Caboche, Au bonheur des ogres, Pennac Kamo, La vie de famille, Comme un roman, L’odeur de l’homme, Des chrétiens et des maures, Père Noël, Les enfants de Yalta, Le service militaire au service de qui ?, La vie à l’envers, Bartleby le scribe d'Herman Melville

 

Extrait de « la fée carabine », Éditions Gallimard, 1987. (FOLIO n°2043)

 

« Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? »

Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payer pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, cœur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (« l'innocence m'aime ») et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

 

Interview et critique sur Lire. Fr de Monsieur Malaussène : http://www.lire.fr/entretien.asp?idC=30795&idR=201&am...=

 

à ceux qui ont participé à cette contrainte, à ceux que cette contrainte intéresse, à tous les écriveurs qui passent par ici, merci de poster vos textes en commentaires. Prenez votre temps, bientôt quelques illustrations scannées viendront faire la paire avec certains textes...


19:28 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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