30/09/2005

dernière ligne droite

le délai d'inscription touche à sa fin, déjà une trentaine d'inscrits entre illustrateurs et 'écriveurs', alors, voici quelques rappels pour votre esprit de logistique, votre intérêt et notre plaisir:
- 3 tables rondes animées par Tveroz, Tori et Milady dont 2 en français et une en néerlandais (mais aussi en français si aucun néerlandais inscrit)
- 2 sessions (1 à 18h30, 1 à 19h30)- places réservées (jusqu'à 16h30 aujourd'hui) en priorité sur les curieux de dernière minute
- 30 min d'écriture selon une contrainte littéraire d'un univers "BDéisable"
- 5 à 10 min de présentation, de discussion, de lecture (dans la mesure du possible selon le nombre de participants), de critique et de partage.
- c'est gratuit!!!!
 
Ensuite, nous vous invitons à "retaper", réécrire votre, vos textes, de nous envoyer vos contributions, autant illustrées qu'écrites afin que nous puissions les éditer sur ce blog.
Si l'expérience est un succès à la majorité, nous tenterons de récidiver cet atelier afin d'en faire un concept appliqué chaque trimestre (par exemple) et de proposer (qui ne tente rien à rien) de faire publier ces recueils mixtes.
 
Dans l'attente de votre présence, en vous remerciant de votre soutien et participation, veuillez agréer toute sorte de jolies choses.à bien tôt.
 
l'équipe Duos2DuelsTori, Milady, Reynold, Tveroz et Stork.

12:37 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/09/2005

Jour J moins peu de temps

Info sur le site de la librairie... rectificatif, c'est gratuit!!!
http://www.brusel.com/site/affpage.php?m=11&evenement=159

08:55 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/09/2005

Test Duos de Duels – Thème Raymond Queneau et le Palace de la Rigolade – 35 min

 Contrainte en 35 min par Tveroz:

 

Il n’y a pas que Raymond Queneau qui a le droit de créer son attraction de foire ! Créez vous aussi le mystère, la surprise, l’illusion…Toutefois, faites en sorte que votre attraction ait un autre intérêt que la simple distraction, encerclez l’objet du désir, attisez la convoitise, faites-nous rêver, heurtez-nous, filez une belle métaphore… Qu’on en ait pour notre argent !

 

Illustration d'Etienne (1/2)

ici, les textes réalisés pour cette contrainte peuvent être ajoutés en commentaires.


14:40 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Test Duos de Duels – Thème Raymond Queneau et le Palace de la Rigolade – 35 min

Extrait du roman « Pierrot mon ami » de Raymond Queneau (Gallimard 1942)

 

« Les premiers clients des deux sexes apparurent au sommet d’un escalier roulant, éblouis par un phare, ahuris d’être ainsi livrés sans précautions, les hommes à la malignité du public, les femmes à sa salacité. Débarqués de leur escalier par la force des choses, ils se virent en conséquence obligés de glisser sur la face dorsale le long d’un plan incliné soigneusement astiqué. Les philosophes pouvaient déjà utiliser là leurs capacités visuelles au maximum de leur rendement, exigeant chacun du fonctionnement de ce sens netteté, rapidité, perspicacité, photographicité. Mais ce n’était encore rien, pas même autant que ne présage de pluie le vol bas des hirondelles. Il faut comprendre en effet qu’un tel spectacle, ré »duit au minimum, se peut présenter au cours de la vie quotidienne la plus banale, chute dans le métro, glissade hors d’un autobus, culbute sur un parquet trop bien ciré. Il n’y avait là quasi rien encore de la spécificité émotive que les philosophes venaient chercher pour le prix de trois francs au Palace de la Rigolade. Cependant les avanies poursuivaient de leurs malices calculées les démarches des amateurs : escaliers aux marches s’aplatissant à l’horizontale, planche se redressant à angle droit ou s’incurvant en cuvette, tapis roulant en sens alternés, planchers aux lames agitées d’un tremblement brownien. Et d’autres. Puis venait un couloir où diverses astuces combinées rendaient toute avance impossible. Pierrot était chargé de sortir les gens de cette impasse. Pour les hommes, il suffisait d’un coup de main, mais quand s’approchait une femme effrayée par ce passage difficile, on la saisissant par les poignets, on la tirait, on l’attirait et finalement on la collait sur une bouche d’air qui lui gonflait les jupes, premier régal pour les philosophes si l’envol découvrait suffisamment de cuisse. Ce prélude rapide était complété par la sortie du tonneau, après un vague labyrinthe imposé aux patients. La première vision prépare d’ailleurs l’apothéose ; dans une attente convulsive, les philosophes repèrent les morceaux de choix et les guignent avec des oeils élargis et des pupilles flamboyantes. »

 

Illustration d'Etienne (2/2)

(voir l’œuvre de Francis Picabia « L’Enfant Carburateur » 1919)

 

Contrainte dans article ci-dessus, textes à ajouter en commentaire


14:39 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Test Duos de Duels – Thème New York – Hotel Existence - 20 min

Ici, illustration d'Hypathia (retouchée au marqueur
pour plus de visibilité), écriveuse, illustratrice
à d'autres heures...
 
Texte d'un des écriveurs pour illustrer l'illustration
à venir...




14:28 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Test Duos de Duels – Thème New York – Hotel Existence - 20 min

Ici, illustration de Mozhorus, écriveur et peintre, illustrateur à quelques heures du soir...
 
Texte d'un des écriveurs pour illustrer l'illustration à venir...

14:27 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Test Duos de Duels – Thème New York – L'Hotel Existence – 20 min

Extrait  de «Brooklyn follies» de Paul Auster :

 

« Je cherchais un endroit tranquille où mourir. Quelqu’un me conseilla Brooklyn et, dès le lendemain matin, je m’y rendis de Westchester afin de reconnaître le terrain. Il y avait cinquante-six ans que je n’étais pas revenu là et je ne me souvenais de rien. Je n’avais que trois ans lorsque mes parents avaient quitté la ville, et pourtant je m’aperçus que je retournais d’instinct au quartier que nous avions habité, à la manière d’un chien blessé qui se traîne vers le lieu de sa naissance. Un agent immobilier du coin me fit visiter six ou sept appartements dans des maisons de pierre brune et à la fin de l’après-midi j’avais loué un trois-pièces avec jardin dans First Street, non loin de Prospect Park. J’ignorais tout de mes voisins et ça m’était bien égal. Tous travaillaient de neuf à dix-sept heures, aucun n’avait d’enfant et l’immeuble serait donc relativement silencieux. Plus qu’à tout autre chose, c’était à cela que j’aspirais. Une fin silencieuse à ma vie triste et ridicule.
La maison de Bronxville avait déjà trouvé preneur et, dès la signature de l’acte définitif, à la fin du mois, l’argent ne représenterait plus un problème. Nous avions l’intention, mon ex-femme et moi, de nous partager le produit de la vente et quatre cent mille dollars en banque subviendraient largement à mes besoins jusqu’à mon dernier souffle.
Au début, je ne savais à quoi m’occuper. J’avais passé trente et un ans à faire la navette entre les faubourgs et les bureaux de la Mid-Atlantic Accident and Life, à Manhattan, et, à présent que je n’avais plus de boulot, les heures du jour étaient trop nombreuses. Une semaine environ après mon installation, ma fille mariée, Rachel, vint du New Jersey me rendre visite. Elle me dit que j’avais besoin de m’engager dans quelque chose, qu’il fallait que je m’invente un projet
(…) »

 

© Actes Sud

lire la suite mais pas la fin sur http://www.lefigaro.fr/bonnesfeuilles/20050817.FIG0263.html?200445

 

Lire aussi « Le gardien de l'hôtel Existence » par François Busnel , critique du livre de Paul Auster qui sort bientôt sur http://www.lire.fr/critique.asp/idC=49006/idR=217/idG=4

 

Ici, ce n’est pas tant le début du nouveau livre de Paul Auster qui a inspiré une contrainte à Milady mais bien la critique du livre disponible sur lire.fr :

 

Contrainte en 20 min:

Vous êtes le propriétaire et gérant de l’Hôtel Existence, les chambres Déception, Rires et Deuils sont encore occupées, certaines autres comme Amours, Jeunesse et Espoirs sont en rénovation mais, vu l’état insalubre de cet étage là, vous n’avez que votre propre livre à lire derrière le guichet de votre conciergerie… Aujourd’hui, vous êtes assis devant les fenêtres qui donnent sur cour et sur jardin, vous contemplez ce coin de rue, de vie qui vous a tant appartenu et qui vous appartient encore à peine… Dans un New-York politiquement correct ou dans une des étoiles de la couronne de la Statue de La Liberté, dans un couloir du Bronx ou près d’un magasin de luxe, récitez l’inventaire de cet immeuble métaphorique, de cet hôtel de splendeur ou de décadence, de vie et de mort… votre Hôtel.

 

Illustration de Stork réalisée pendant le temps d’écriture (réduit)


14:24 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Test Duos de Duels – Thème New York – Galerie d’Arts Ironiques – 35 min

Art Spiegelman a été l’œil et le doigt critique du New-Yorker pendant près de 10 ans. Utilisant le neuvième art (la bande dessinée) comme arme de guerre contre le politiquement correct, il a su manier l’art et la politique comme personne. Son opinion a souvent été censurée, contre l’Idéologiquement Correct et la censure bien pensant des médias coincés dans leur esprit de propagande, l’Humour a été le témoin et l’acteur de sa survie.

 

Contrainte par Milady en 35 min:

 

Le narrateur est ou décrit un aficionado des galeries d’art, un véritable gourmet des tendances… Ce personnage a un avis critique et acerbe ou politiquement correct selon le galeriste et son humeur. Il n’est pas vraiment un(e) artiste mais beaucoup le considèrent comme tel vu sa présence charismatique à chacun des vernissages. Il reçoit le carton d’invitation de toutes les galeries New-yorkaises, qu’elles soient underground ou de luxe… mais finalement, il est un peu blasé et submergé par le poids des modes, des influences, des milliers de coups de cœur ou des crachats verbaux sur les toiles… Du coup, une vengeance face aux petits jeunes arrogants, qui le remplaceront bientôt, s’échafaude… Il va ironiser sur les artistes et les mouvements dans ce dernier musée branché… Il va conceptualiser une visite guidée dans laquelle il va tout mélanger, inventant des noms, des concepts, des influences et en donnant son avis falsifié sur tout, même sur l’extincteur, présentant le serveur comme le plus grand artiste de tous les temps… De la description satyrique à la liste ironique, le personnage pète les plombs.

 

Illustration de Stork réalisée pendant le temps d’écriture

Ici, sous forme de commentaires, les textes des écriveurs...


14:12 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Test Duos 2 Duels - Thème New York - Exercice I: Le Chien

D'abord, une critique et analyse sélective et objective tirée du site francophone qui est dédié à Paul Auster: http://austerworld.free.fr/cadres2.htm  du livre « Tombouctou » de Paul Auster, livre autour duquel Milady a (bien) tourné pour édifier la contrainte de "Le Chien".

 

"La sauvagerie ne s'applique pas seulement chez Auster au milieu naturel. Elle est aussi de mise au sein même de ses personnages. Avec Tombouctou, pour la première fois dans l'oeuvre de l'écrivain, le héros est un animal, le chien bâtard du nom de Mr Bones. Mais à travers son chien personnage, c'est surtout le comportement humain qu'Auster s'attache à décrire, un comportement se rapprochant plus souvent de la sauvagerie que de l'humanité. Le sol a un rôle prépondérant dans Mr Vertigo et Tombouctou. Par nature, l'homme essaie toujours de s'extraire de son milieu naturel. Le quadrupède a une manière différente d'appréhender le monde, c'est d'abord en raison de sa position physique, position à laquelle il est souvent fait allusion dans le roman. Une force incontrôlable prend parfois possession des personnages Austériens, cette force, c'est l'instinct, ce qui est le plus éloigné de la culture. Chez les personnages d'Auster, il est fréquent que la nature reprenne ses droits, grattant le vernis social pour rendre apparente leur part d'animalité. Le Maître de Mr Bones, William Gurevitch, qui s'est lui-même rebaptisé Willy G. Christmas un soir de Noël, un soir où le poète rebelle avait dû abuser de l'alcool. Il avait en effet vu apparaître dans l'écran de son téléviseur... le Père Noël en personne ! Un gros homme en habits rouges, plus vrai que nature, qui le dénigrait allègrement. Paul Auster frôlerait-il à nouveau avec le merveilleux, comme il l'a fait dans Mr Vertigo? Ce qui se matérialise dans l'écran de téléviseur, c'est la - mauvaise - conscience de William Gurevitch. Tournant la tête vers son existence passée, le poète raté se rend compte qu'il n'a pas réussi grand chose. Schizophrène, incapable de garder un emploi, il a le moral au plus bas. C'est peut-être aussi pour cette raison qu'il se trouve un jour un compagnon à quatre pattes et qu'il en fait son confident. Il considère également Mr Bones comme son égal, croit que le chien comprend parfaitement le langage humain. Mais les chemins des deux compères se séparent lorsque Willy, mourant, ne peut plus s'occuper de Mr Bones. Ce dernier s'enfuit, pour ne pas se retrouver à la fourrière. Commence alors son périple à travers Baltimore et l'état de Virginie, une aventure qui l'amènera à faire certaines rencontres heureuses, et d'autres moins. Dans Tombouctou, Auster nous invite à voir la vie au ras des pâquerettes, à travers les yeux d'un chien qui se sent étranger dans le monde des hommes. Et la lecture achevée, on se surprend à se demander si Willy G. Christmas n'avait pas raison, si les chiens n'auraient pas, finalement, le pouvoir de comprendre les hommes plus que ces derniers ne le pensent."

 

Contrainte en 35 min:

 

Vous (le narrateur) êtes un chien « intelligent » et observateur, du haut de vos quatre pattes canines, vous observez ces coins de rue, ces gratte-ciel éblouissants, ces cartons remplis de clochards et ces haut talons de la 5ème avenue. Votre regard est animal, étranger au monde des humains, que vous comprenez plutôt bien pour avoir traversé plus de rues et de trottoirs que la majorité des New-yorkais… Le sol, les égouts, les odeurs, les pieds et leurs coups, les humains, vous les connaissez, vous vous moquez d’eux et à la fois, vous les admirez… allez-y, ouvrez votre gueule !

 

Illustration réalisée pendant l'écriture par Stork.

Ici, les textes issus de cette contrainte vont être ajoutés en forme de commentaires.

 

14:02 Écrit par Atelier Duos2Duels | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |